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Visite de la fonderie de Cléon en marge de la Saint Eloi des Hauts de France.

Laurent TAFFIN (ESFF 94) et ses équipes avaient parfaitement préparé cette Saint Eloi technique, didactique et festive de ce vendredi 23 novembre laquelle a rassemblé une quarantaine de passionnés.

Etonnante fonderie de Cléon (76) que nous avons visité dans un petit véhicule panoramique et électrique conduit par Alain Levasseur, un responsable communication passionné de mécanique et aussi de traitements thermiques. Cette fonderie qui pendant 10 années était passée sous la responsabilité de TEKSID est redevenue RENAULT, c’est dire que la fonderie présente un caractère éminemment stratégique aux yeux des dirigeants de la firme au losange.

300 collaborateurs qui travaillent en 3 x 8, cela fait bien peu parmi les 181 344 personnes de la grande maison, mais donc 300 salariés essentiels pour répondre aux inquiétantes conséquences du diesel-gate. Ici à Cléon, sur 155 ha dont 40 bâtis, sont et seront fabriqués les moteurs qu’ils soient essence, diesel et/ou électrique. Mais c’est à ces perspectives incertaines qu’il faudra que la fonderie s’adapte pour servir les cinq marques : Renault, Dacia, Lada, Samsung et Alpine et même Daimler pour leurs moteurs.

L’usine de Cléon construite en 1958 vient de fêter ses 60 ans qui lui ont permis de produire 90 millions de moteurs et boîtes de vitesse. L’ensemble impressionnant de ce site alimente avec 461 robots collaboratifs, 141 lignes de production avec ses 355 fournisseurs. Depuis 2012, 700 millions ont été investis pour répondre aux exigences de ce marché automobile qui a vu l’alliance RENAULT NISSAN devenir n°1 mondial. Les 12 000 moteurs électriques produit ici en 2015 ont doublé leur production chaque année : ce seront 200 000 moteurs en 2020 qui seront ici fabriqués.